lundi 21 mars 2011

Et maintenant les Ports de La Piscine!


La Piscine présente dès ce mardi 22 mars 2011 sa nouvelle exposition "Les ports de La Piscine", en écho à "Signac - Les ports de France". Ouverte au public jusqu'au 22 mai 2011 (tout comme Signac), cette exposition présente les vues portuaires issues de nos collections. Sorties des réserves pour certaines et restaurées pour l'occasion, le choix des lieux et des techniques artistiques est aussi divers que passionnant. Parmi celles-ci, Le grand cargo noir de Dufy, Venise de Ziem, Le port de Bougie de Marquet, Deauville, le bateau du Havre à Trouville de Van Dongen, déjà présentes dans l'accrochage permanent du musée, auxquelles viennent s'ajouter dans les salles du Groupe de Roubaix d'autres pinceaux tels que Paul-Émile Marchand, François Quelvée, Ernest Prouvost, Arthur Van Hecke, Michel Delporte, et bien d'autres encore.
Prolongeant l'invitation au voyage suggérée par Signac, l'exposition "Les ports de La Piscine" offre au visiteur un vaste panorama de scènes de vie et de vues portuaires, de même qu'une intéressante cartographie picturale et esthétique des XIXe et XXe siècles.
Par ailleurs, La Piscine est ravie d'annoncer que 25.000 visiteurs ont déjà vu l'exposition "Signac - Les ports de France" et ce en un mois!Et bien sur ça dure jusqu'au 22mai.
Notre photo: le tryptique d'Ernest Prouvost (photo Alain Leprince musée de Roubaix)

vendredi 18 mars 2011

Les bons comptes font les bons Amis...


Les adhésions aux Amis de La Piscine continuent d’affluer et notamment auprès des agents d’accueil du musée, efficaces prescripteurs pour notre association. Nous sommes tout près des 2100 adhérents « à jour de cotisation » comme on dit dans les associations sérieuses. De ce point de vue notre campagne de renouvellement a été un vrai succès qui devrait faire pâlir d’envie, journaux, magazines et autres. Et nous, nous n’offrons pas de cadeau … si ce n’est la magie de La Piscine et son flot qui enveloppe tous ceux qui l’aiment.
A propos du nombre d’adhérents on s’est livré à quelques petits calculs révélateurs. Certes comparaison n’est pas raison mais si on établit un ratio adhérents/visiteurs les Amis de La Piscine ne sont pas loin d’établir un record, allez osons le mot, « mondial ». En effet les Amis du Louvre sont 60.000 pour 8,5 millions de visiteurs par an ce qui donne 1 ami pour 141 visiteurs. Autre référence, le British Muséum accueille 6 millions de visiteurs par an et compte 17.500 amis soit 1 pour 342 visiteurs. Et la Piscine ? On y vient : 228.000 visiteurs pour 2100 Amis soit 1 ami pour 108 visiteurs. Que dire de plus ? Sinon que la fréquentation du musée et le nombre d’Amis de La Piscine grimpent allégrement de concert en se dopant l’un l’autre…

samedi 12 mars 2011

Du beau tableau à la bonne table


Le restaurant de la Piscine, confié à la belle maison lilloise Méert, est une table très prisée et très fréquentée, au point qu'il est toujours prudent de réserver sa table. Et comme les beaux jours vont arriver, enfin on peut l'espérer, c'est encore plus vrai quand les tables sont dressées sur la terrasse.

Il est une tradition, heureuse et goûteuse, qui veut qu'au gré des expositions, la carte change et que surtout le nom des plats est en adéquation avec les oeuvres exposées.

Ainsi lors de l'exposition Degas, le coeur de rumsteak était -il appelé "La petite danseuse", la salade de Barcelone "la danseuse espagnole" -ça allait de soi- la brandade de morue "La masseuse" (!) ou encore le parmentier de canard "la danseuse faisant le mouvement de tenir son pied".

Avec Signac on a bien sur opté pour des noms de ports : "Le Conquet" pour le magret de canard, "La Turballe" pour le potjevleesh, "Paimpol" pour le crumble de cabillaud ou "Cannes" pour... la salade niçoise.

Que les convives se rassurent, les explications sont évidemment données sur la carte pour des noms de plats qu'on n'a guère l'habitude de trouver dans les restaurants. Mais il est vrai qu'à La Piscine on est ailleurs et que c'est une partie de son charme...
Pour les enfants on fait plus simple: c'est jambon blanc et sa purée maison ou steak hâché et pommes de terre/salade.

Bonne visite et bon appétit

dimanche 27 février 2011

De Signac à Lemonnier, toujours les couleurs de La Piscine




En 2010 André et Monique Lemonnier ont souhaité offrir à La Piscine une part importante des archives de leur vie professionnelle consacrée à l'étude et à l'utilisation de la couleur. Cette vie de création s'est notamment référée aux travaux de Michel-Eugène Chevreul (1786-1889) qui furent également l'une des sources du néo-impressionisme théorisé par Signac



La présentation des "ports de France" a donc paru susciter la révélation de cette donation exceptionnelle au coeur du musée dans les cabines qui longent le bassin et dans un catalogue exhaustif des oeuvres et ouvrages aujourd'hui intégrés à l'inventaire des collections inaliénables du musée de Roubaix.



On ne peut que vous conseiller cette visite d'un univers de couleurs tout à fait fascinant. Avant ou après "les ports de France" de Signac et vous verrez bien alors le lien entre les deux...

mardi 22 février 2011

A La Piscine, n'oubliez pas de monter les escaliers pour aller découvrir la mode sous toutes ses coutures...




A La Piscine il n'y a pas que les prestigieuses expositions temporaires, la majesté du Bassin, l'éclectisme des collections... Il y a aussi dans les cabines du premier étage du bassin, des bijoux, des accessoires de mode et des vêtements. Et les accrochages changent régulièrement. On ne saurait trop vous conseiller d'aller jeter un oeil sur les créations d'Annalisa Moreni, alias "Popy Moreni"
Annalisa Moreni est née à Turin en décembre 1947, d’un père peintre et d’une mère sculpteur. Elle étudie à l'Institut de la Mode et du Costume de Turin puis s'installe à Paris en 1964. Elle commence alors comme assistante de Maïmé Arnaudin, pour Mafia design studio.
En 1972, elle est consultante textile pour Rhone-Poulenc Textile et Rasurel et, en 1973 elle ouvre sa boutique, Place des Vosges à Paris. Popy Moreni présente des défilés de mode entre 1979 et 1999.
Elle fait don en juin 2005, d'un millier de pièces d'archives et costumes partagés entre les Musée des Arts Décoratifs, musée Galliera et musée La Piscine.
Ses modèles témoignent d’un sens aigu de l’équilibre,de la qualité et du détail.

Son style baroque et théatral fait référence à la Commedia dell’arte et au cirque. Comme un rituel, elle termine ses défilés sur de la musique de Nino Rota. Pour la collection automne-hivers 1988-89, elle décline la silhouette des pantomimes et arlequins, amincie la taille, gonfle les hanches et la collerette-fraise devient l’accessoire majeur de ses créations.

Saison après saison, Popy Moreni a architecturé le baroque et introduit le faste déluré dans la mode.

lundi 14 février 2011

Signac: quel vernissage!




Bruno Gaudichon, conservateur de La Piscine, est un incorrigible inquiet: à la veille ou presque du vernissage de l'exposition de Paul Signac (vendredi 11 février) , il craignait que les invités ne soient guère nombreux. Perdu! Il y a eu la foule des grands jours qui présage une sacrée fréquentation pour cette exposition qui suit tout juste Degas. Et ce n'est pas rien comme succession!


Au cours de cette soirée et à l'heure des discours dans le grand bassin, M.René Vandierendonck, maire de Roubaix, a remis la médaille d'honneur de la ville à la fille de Françoise Cachin. En effet l'ancienne directrice des musées de France était décédée quelques jours avant cette exposition qui lui doit beaucoup. Très émue, la jeune femme a été visiblement touchée par cette démarche du premier magistrat.
Nos photos: en haut à droite, le public se renseigne sur le parcours de Paul Signac. En bas Bruno Gaudichon commente l'exposition, parmi les nombreux invités le maire de Roubaix et son épouse (qui fait partie des 2000 Amis de La Piscine...)

jeudi 3 février 2011

La Piscine: bientôt Signac, peintre néo-impressionniste et théoricien du pointillisme (12 février- 22 mai)




« Aquarelliste trotter » comme il se définissait lui-même, Paul Signac réalise grâce à l’aide de son mécène Gaston Lévy la série dite des "Ports de France", entre 1929 et 1931. Projet de maturité absolue, cet inventaire pittoresque correspond à la concrétisation la plus aboutie de la série dans le travail du peintre néo-impressionniste, et qui fut, avec Georges Seurat, le théoricien du pointillisme.
L’ambition de cette exposition, outre la présentation de cette suite pratiquement inédite, est de confronter et de faire naître un dialogue entre cette dernière et des tableaux de l’artiste antérieurs et postérieurs à la série, également réalisés dans des ports français.




Cet écho sensible et historique situe ainsi l’oeuvre de Signac dans une riche tradition picturale, depuis Le Lorrain et Vernet, jusqu’à Corot, Jongkind et Boudin, grâce notamment aux prêts octroyés par de grands musées et d’importants collectionneurs français et internationaux.
Avec plus d’une centaine d’oeuvres exposées, Signac, "Les ports de France" profite de son escale à Roubaix pour faire (re)découvrir une cartographie émouvante des trois façades maritimes françaises, comme autant de fenêtres ouvertes sur le monde.
Le commissariat scientifique est assuré par Marina Ferretti Bocquillon, spécialiste de l’oeuvre de Paul Signac et co-auteur, avec Françoise Cachin, du catalogue raisonné de l’artiste. Enfin, l’exposition est accompagnée de la publication d’un catalogue regroupant les contributions scientifiques de conservateurs de musée et d’historiens de l’art.
En partenariat avec le musée Malraux du Havre, cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication / Direction générale des patrimoines / Service des musées de France.
Vernissage vendredi 11 février à partir de 18h30 (entrée libre)
Nos photos: en haut le port de Dunkerque et en bas celui de Calais (1930)

vendredi 21 janvier 2011

"Le combat de coqs" vu par Jean-Bernard Pouy, auteur de Série Noire!


Les éditions Invenit ont eu l’excellente idée de convier un auteur à écrire sur une peinture, trésor emblématique ou insoupçonné d’un musée. L’écrivain interprète l’exercice en toute liberté et la collection vaut surtout pour la diversité de ces ressentis, au plus près de cette « sorcellerie évocatoire » dont parle Baudelaire.
Grâce à une reproduction de l’oeuvre sur le rabat, le lecteur se réinvente spectateur et se laisse guider dans les univers apparentés du peintre et de l’écrivain.
Les premières séries de la collection ont l’ambition de faire découvrir le riche patrimoine des musées du ord – Pas-de-Calais.
Et bien sûr on n’a pas oublié « La Pisicne » et son célèbre « Comabt de coqs en Flandres » peint par Remy Cooghe.
« Au moins, avec la peinture de la fin du XIXe siècle, il y a, sans vilain jeu de mots, à croûter » : avec sa gouaille habituelle, Jean-Bernard Pouy ouvre l’exercice qui lui a été confié et livre son interprétation du Combat de coqs. Il frime, il tergiverse, il tourne autour de la toile tel un fauve entêté. Il y fait intriguer Zola, y reconnaît Victor Hugo, « notre Totor national », en spectateur omniscient, présidant cette assemblée de parieurs qui incarnent à la fois la France qui travaille et la France qui dirige dans une bataille qui pourrait tout aussi bien avoir comme décor la scène d’un théâtre que celle de l’Hémicycle. Faussement enveloppée d’une verve triviale, c’est une réflexion habile sur la tradition et l’interprétation dans l’art que nous livre Jean-Bernard Pouy.
L’écrivain affirme: "Moi, je me persuade que, pour un peintre belge comme Rémy Coq, pardon, Cogghe, le coq, le combat, le combat de coqs, ça doit exprimer quelque chose de fort, de précis, de régional, d’important."

En vente à la Boutique de La Piscine 9 €. Autres titres « Autoportrait noir » de Leroy vu par Ludovic Degroote ; « Vers l’empreinte immaculée » de Hantaï vu par Alain Fleischer ; « L’ile engloutie » de Paul Klee vu par Maurice Pons ; « Blés après l’averse » de Manessier vu par Dhainaut ; etc.

www.invenit-editions.fr

dimanche 2 janvier 2011

Degas: jusqu'au 16 janvier sans rémission mais des horaires spécialement aménagés



Si par extraordinaire vous n’aviez pas encore visité l’exposition Degas, on rappelle qu’elle fermera définitivement ses portes le dimanche 16 janvier 2011. Des horaires ont été spécialement aménagés pour les visiteurs de la dernière heure : les samedi 8 et dimanche 9 janvier le musée ouvrira de 11 à 18 heures (au lieu de 13 heures) et du mardi 11 au dimanche 16, La Piscine ouvrira de 11 à 20 heures.
Passez donc la bonne nouvelle autour de vous…

jeudi 23 décembre 2010

Ces petits chefs d'oeuvre de La Piscine vous souhaitent de bonnes fêtes de fin d'année








On a choisi trois enfants qui sont autant de chefs d'oeuvre de La Piscine pour vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d'année.
Il y a bien sûr "La petite danseuse de 14 ans" de Degas en vacances à Roubaix jusqu'16 janvier encore et qui fait se déplacer les foules.
Il y a "notre" Petite Châtelaine de Camille Claudel, si belle, si émouvante et qui dit combien son auteur, celle qui fut l'élève et la maîtresse de Rodin, a souffert de ne pas avoir d'enfant.
Enfin il y a "Le petit garçon au chapeau" d'Emile Bernard, le petit copain de la petite châtelaine comme dit Bruno Gaudichon car ils voisinent dans la même salle du musée, la salle des enfants justement . Cette toile avait été acquise et offerte à La Piscine il y a quelques années grâce à la générosité du CIC et des Amis de La Piscine. A un prix raisonnable . En cette fin d' année, notre conservateur voulait enrichir ses collections avec un autre tableau d'Emile Bernard (une petite paysanne bretonne) vendu aux enchères. On avait raclé les fonds de tiroir mais ça n'aurait pas suffi: l'oeuvre du peintre de l'école de Pont Aven (mais originaire de Lille) a fait deux fois le prix de son estimation! Finalement on a bien fait d'offrir "le petit garçon au chapeau" ...
En tout cas ces trois "mioches" comme on dit chez nous, vous souhaitent de bonnes fêtes de fin d'année et ne vous interdisent pas d'aller leur faire un petit coucou à cette occasion.
Attention le musée est fermé samedi 25 décembre et dimanche 1er janvier 2011.