mercredi 28 décembre 2011

Le Grand Hotel de Roubaix: un centenaire et une superbe renaissance



Ainsi que nous l'avons déjà indiqué la belle revue "Gens et Pierres de Roubaix" éditée par la Société d'Emulation (8€ à la Boutique de La Piscine)consacre son dernier numéro à un étonnant articles sur "Roubaix la ville aux mille vitraux". Mais il comporte aussi aussi un dossier fort complet au centenaire et à la renaissance du Grand Hôtel de Roubaix. Le bel établissement de l'avenue Lebas avait été inauguré en 1911 en même temps que l'exposition internationale. Un premier Grand Hôtel, l'hôtel Ferraille", en avait été le précurseur, il a d'ailleurs été immortalisé dans un des tabelaux de Rémy Cogghe "Carnaval à l'hôtel Ferraille". Mais c'est un architecte parisien, Bruno Pélissier, qui fut chargé d'édifier le nouveau Grand Hôtel à la demande de grands industriels roubaisiens Eugène Motte et Albert Prouvost. Pélissier avait déjà réalsié le Café de Paris à Paris ainsi que le Pavillon d'Armenonville, des références.! Le dossier publié par "Gens et Pierres de Roubaix" raconte par le menu les cents ans de vie du Grand Hôtel mais aussi et surtout sa renaissance grâce à sa jeune directrice Claire Zodo, une Roubaisienne de naissance spécialisée dans la gestion hôtelière. Cet article est superbement illustré par de nombreuses photos originales de Sébastien Frémont et Hervé Dansart

vendredi 23 décembre 2011

Parmi les plus belles piscines britanniques.... La Piscine de Roubaix!

























A la Boutique de La Piscine, dans le copieux rayon des livres, il est un ouvrage anglais tout à fait remarquable: " Great Lenghts the historic indoor swimming pools of Britain", c'est son titre, propose une revue de détail, richement illustrée des belles et anciennes piscines de Grande Bretagne, préservées, restaurées, transformées.











En feuilletant ce fort beau livre (30€) on a eu la surprise de trouver à la page 269 deux photos de La Piscine ... de Roubaix. Hé oui la fière Albion a mis une seule piscine étrangère dans ce livre, la nôtre! Quel honneur mais aussi quelle reconnaissance: ce n'est pas pour rien que la piscine de Roubaix était considérée comme la plus belle piscine art deco d'Europe. Et aujourd'hui elle est devenue le plus étonnant musée du monde! Ou presque...











Nous publions quelques photos extraites de ce livre; pour une fois on passera La Piscine de Roubaix sous silence.

lundi 12 décembre 2011

"Angélique": de Roubaix à Séoul via Taïwan...mais toujours nue!


On l'ignore parfois mais les oeuvres de La Piscine sont régulièrement empruntées par d'autres musées du monde pour y être exposées temporairement. Ainsi "notre" Angélique" qui sera à Taïwan de janvier à mai 2012 avant de rejoindre Séoul de juin à septembre. Elle va nous manquer!
Mais qu'on vous en dise un peu plus sur "Angélique"... Une jeune femme nue debout, la jambe gauche cachant presque la droite, est attachée par les poignets joints à un rocher qui occupe toute la partie droite de la composition verticale. Sa longue chevelure, ornée d’un collier de perles, retombe sur son dos et reparaît de chaque côté du corps. La tête est fortement renversée en arrière dans une attitude de supplication, d’angoisse et d’épuisement mêlés. Aux pieds du personnage, des vagues achèvent une perspective marine qui occupe la partie gauche du tableau.
En 1924, le musée reçut le legs d’un négociant textile roubaisien, Henri Selosse qui offrait à sa ville sa conséquente collection d’œuvres et d’objets d’art. Dans cette donation, Angélique, alors donnée sans réserve à la main d’Ingres, faisait figure de chef d’œuvre absolu. Le Journal de Roubaix de l’époque dit qu’elle « fut achetée 60 000 francs (valeur d’avant guerre) et qu’elle est tout à fait digne de nos musées nationaux les plus réputés ».
Bien qu’elle soit aujourd’hui considérée comme un travail d’atelier ou une copie et non plus comme un original d’Ingres, l’œuvre a conservé dans la collection un statut d’exception

mercredi 23 novembre 2011

Une oeuvre de Rodin entre à La Piscine


Grâce notamment aux Amis de La Piscine dont c'est aussi la mission de contribuer à enrichir les collections du musée, Bruno Gaudichon a pu faire l'acquisition d'un plâtre du célèbre sculpteur Auguste Rodin lors d'une toute récente vente aux enchères à Paris.
Il s'agit du buste de Lady Victoria Sackville West, liée au Groupe de Bloomsbury qui fut l'objet, on s'en souvient d'une formidable exposition à La Piscine. Elle eut notamment une longue liaison amoureuse avec Virginia Woolf.
Le conservateur du musée de Roubaix est évidemment ravi de cet achat qui sera l'une des "stars" de La Piscine et qui bénéficiera sans doute d'une "installation" officielle.
Notre photo: le buste de Lady Victoria Sackville-West réalisé par Rodin.

dimanche 6 novembre 2011

Les ateliers de La Piscine: la générosité au secours de l'informatique, de la création



On peut dessiner avec un crayon, peindre avec un pinceau mais on peut aussi créer avec un ordinateur. On appelle ça la C.A.O. « conception assistée par ordinateur » Las l’atelier de CAO du musée La Piscine était pratiquement à ranger… au musée de l’informatique ! Quand on sait le nombre de jeunes qui fréquentent ces ateliers de bonnes âmes ne pouvaient laisser perdurer cette triste situation. La rencontre entre les Amis de La Piscine et la Fondation Anber fit un petit miracle : chacun a offert de payer la moitié de l’investissement soit 16 postes et les logiciels ad hoc-.
L’atelier de CAO est maintenant équipé du dernier cri et il a été inauguré l’autre jour dans la plus grande simplicité en présence de Bernadette et André Leclerc (Fondation Anber) et Sylvie Chauvière vice-présidente des Amis de La Piscine (notre photo)
Ils ont pu voir avec un grand plaisir que leur générosité était bien employée…

dimanche 30 octobre 2011

Philippe Anthonioz, sclpture d'usage, usage de la sculpture




A l'occasion de ses dix ans La Piscine a aussi invité Philippe Anthonioz qui a l'art de brouiller les frontières qui divisent la sculpture et le mobilier. Il ne dessine pas ses meubles, il les façonne dans le plâtre et la délicate maquette modelée dans la douceur devient un arrogant fauteuil de bronze. Meubles sculptés, sculptures meublantes? Allez savoir mais allez voir surtout son oeuvre si bien mise en scène par Cédric Guerlus dans les salles du Groupe de Roubaix.
On y découvre aussi des bois polychromes ou originels qui disent toute la richesse formelle et stylistique du travail d'Anthonioz, son amour de la matière, de l'histoire et du geste.
A son propos, Pierre Daix écrit avec justesse " Grâce à Philippe Anthonioz, le fonctionnel devient poésie et la sculpture participe à l'art de vivre".
Jusqu'au 8 janvier 2012 salle du Groupe de Roubaix à La Piscine. (Photos Alain Leprince musée de Roubaix)

jeudi 6 octobre 2011

Les dix ans de La Piscine: déjà le gâteau!


Faut-il rappeler que La Piscine fêtera son dixième anniversaire le vendredi 21 octobre à partir de 18 heures. Et on attend la toute grande foule. L'équipe der Bruno Gaudichon prépare dans la fièvre cet évènement et notamment l'exposition qui sera inaugurée ce soir là.
Dans la grande salle dix grands modules dévoileront dix visages de l'âme du célèbre musée roubaisien. Dix grandes boîtes lumineuses pour évoquer dix années d'enrichissement des collections. Dix clins d'oeil pour se souvenir de dix ans de rencontres avec les plus grands artistes. Dix portes pour saluer le passage de plus de deux millions de visiteurs. Dix cimaises et dix socles pour rendre hommage à des dizaines de donateurs. Dix parrainages pour dire à la Piscine qu'on l'aime...
Et voici déjà (notre photo) un gâteau d'anniversaire réalisé par la céramiste Brigitte Labb (photo Alain Leprince musée La Piscine).

jeudi 15 septembre 2011

Les Journées du Patrimoine à La Piscine: entrées, visites guidées, animations...tout est gratuit!


Les journées du patrimoine investissent La Piscine samedi 17 et dimanche 18 septembre 2011 sous le thème national "Le voyage du patrimoine dans le temps".
La Piscine ouvrira gratuitement ses portes au public ce week end de 13h à 18h et proposera une riche actualité :

Visites guidées

Samedi 17 et dimanche 18 septembre. Inscription directement à l'accueil du musée, 30 minutes avant le départ de la visite. Groupes de 20 personnes maximum. Accueil dans la limite des disponibilités (gratuit). Voici les différents thèmes proposés:
-"Le musée de Monsieur Selosse": à 14h, 14h30, 15h15, 15h45 et 16h30.
Le legs de la collection Pierre-Henri Selosse en 1924 au musée de Roubaix. Une page du goût des industriels textiles à la fin du XIXe siècle.
- "La réhabilitation de La Piscine - musée d'art et d'industrie André Diligent" :
À 14h15, 14h45, 15h30, 16h et 16h45.
De l'ancienne piscine municipale construite par Albert Baert de 1927 à 1932 au musée d'art et d'industrie de Jean-Paul Philippon.

•Animations

Samedi 17 et dimanche 18 septembre, de 14h à 17h30. Sans inscription et dans la limite des places disponibles.(gratuit)
- "La réhabilitation" : parcours dans le bâtiment. De l'ancienne piscine à l'actuel musée : repérages, traces, matériaux, transformations, décoration... serviront à comprendre ce qu'était et ce qu'est devenu le bâtiment.
- "Mon musée, ma scénographie" : animation en atelier. Animation également proposée dans la salle de création assistée par ordinateur (à partir de 6 ans). Peinture, sculpture, textile, céramique, mobilier, bijoux... pour créer son propre musée. Une réflexion sur le choix des œuvres, une réflexion sur leur agencement.

•Dédicace: Samedi 17 septembre de 14h30 à 18h.
Bernard Schaeffer, écrivain, présente et dédicace son dernier ouvrage, Madame reçoit (titre inspiré du tableau de Rémy Cogghe issu des collections de La Piscine).
Roman historique qui retrace la vie d'une famille bourgeoise roubaisienne du XIXe siècle, "racontée par une gouvernante et vue par le trou de la serrure".

mercredi 14 septembre 2011

Le généreux Henri Selosse... Ah l'heureux temps pour le musée de Roubaix!



Henri Selosse (1857-1923), négociant en textile roubaisien, lègue au musée national de Roubaix en 1924 la riche collection d'oeuvres et d'objets d'art qu'il a réunie dans son hôtel particulier de la rue de l'hôtel de ville. Heureux temps pour les musées et ne nous obligez pas à en dire plus!
Cette donation reste la plus importante et la plus marquante de l'histoire du musée de Roubaix et jalonne tout le parcours du visiteur de La Piscine avec des repères fondamentaux comme "Le Combat de coqs" de Remy Cogghe.
Pendant quelques semaines certains des très riches meubles du legs d'Henri Selosse prennent place sur les podiums design face au Bassin. C'est superbe! Allez donc voir au moins à l'occasion des journées du patrimoine ces samedi 17 et dimanche 18 septembre...
Nos photos: le buste d'Henri Selosse (1915) par Auguste Maillard. Détail d'un des meubles exposés dans le Bassin (photos Alain Leprince La Piscine)

dimanche 11 septembre 2011

La Joconde de La Piscine et de Foujita


Cette oeuvre de Foujita se mérite à La Piscine: elle est accrochée dans l'une des dernières salles, un peu en retrait. Comme par discrétion, comme par pudeur. Et pourtant Dieu sait si cette femme "au café" accroche le regard! Comme un Joconde. D'ailleurs c'est notre Joconde!
Voici ce que dit de cette toile Sylvie Buisson, chercheuse, experte de Foujita, et onservatrice du musée du Montparnasse à Paris.
« Foujita peint cette toile en 1949 à New York. Il vient de quitter, avec l'aide du général MacArthur, le Japon où il avait été contraint de rester pendant la guerre. Derrière ce personnage méditatif, il y a l'âme du peintre qui essaie de se retrouver après cette période trouble. "Au café" est une synthèse des styles successifs de Foujita. La couleur ivoire, nacrée, rappelle ses grandes toiles à fond blanc - fait de poudre de coquillage et de colle - des années 20. Le buvard, l'encrier et le verre de vin au premier plan font penser à ses natures mortes de 1926 à 1930. Et la palette colorée vient de son séjour en Amérique latine dans les années 30.

Dans cette scène de café parisien, Foujita exprime aussi sa mélancolie de Montparnasse, où il a vécu dix-huit ans aux côtés de ses amis Picasso, Soutine et Modigliani. A l'arrière-plan, on voit La Petite Madeleine, un café montmartrois du XIXe siècle où se retrouvaient les impressionnistes. Cette toile est d'ailleurs une référence à Manet, mais aussi aux petites femmes de Paris de Toulouse-Lautrec. Celle-ci, prostituée ou demi-mondaine, ne s'inspire sans doute pas d'un modèle. C'est plutôt une femme idéalisée, synthèse de celles que Foujita a connues. »