jeudi 28 octobre 2010

Une photo inédite : quand la piscine de Roubaix était dans le canal!


Bruno Gaudichon, le conservateur de La Piscine de Roubaix, n'en revient pas encore: il ne connaissait pas cette photo d'un maître-nageur roubaisien alors que celui-ci officiait en 1928 au bord de ce qui était la piscine d'alors: sur les bords du canal du côté de la rue Meyerbeer.
Et ce surveillant de baignade, Henri Demiddeleir, était le père d'une Roubaisienne, figure bien connue dans sa commune, Marie Harmand. Cette dernière en effet, avec son époux, anima pendant de longues années le commerce du centre-ville. Elle demeure d'ailleurs toujours dans un appartement avec vue imprenable sur sa chère Grand Place de Roubaix!
C'est en se rendant chez elle pour prendre possession de quelques objets que Marie Harmand offrait généreusement au musée que le conservateur est tombé littéralement en arrêt devant la fameuse photo. Il en a fait faire une reproduction mais sa propriétaire a promis de lui faire don de l'originale dans son cadre d'époque en temps opportun.
Des berges du canal au musée, bien du temps et de l'eau se sont écoulés...

vendredi 15 octobre 2010

A Lille, "La petite danseuse" fait sauter la banque night and day !



La banque CIC est un fidèle partenaire du musée La Piscine et elle pratique un mécénat dynamique c'est le moins qu'on puisse dire.
C'est ainsi qu'à l'occasion de l'exposition des sculptures de Degas le siège lillois de l'établissement a fait poser sur sa belle façade, juste au débouché de la gare de Lille Flandres, une imposante vitrophanie qui représente évidemment "La petite danseuse de 14 ans" véritable guest star de l'exposition roubaisienne.
A ce carrefour stratégique de Lille, c'est un formidable coup de publicité pour La Piscine. Ce n'est pas la première fois d'ailleurs que le CIC met ainsi sa façade à la disposition du musée de Roubaix, il y avait eu auparavant Picasso, Chagall, etc. Et on croit savoir que ce n'est pas fini!
Photos CIC Jean François Lange

dimanche 3 octobre 2010

Le Paris-Roubaix de la Petite Danseuse: une rude semaine!


On attend la grande foule pour le vernissage de l'exposition des sculptures de Degas ce mercredi 6 octobre à partir de 18 heures au musée La Piscine et l'ouverture au public à partir du vendredi 8 octobre à 11 heures.
Il est vrai que cette expo "Degas sculpteur" est une première en France car elle permet de voir l'ensemble des modelages du grand peintre impressionniste mis en perspective avec des dessins et gravures de l'artiste.
La grande star de cette exposition sera bien sûr "La petite danseuse de 14 ans", (notre photo) une oeuvre à propos de laquelle Huyssmans a pu écrire "Degas a culbuté les traditions de la sculpture comme il a depuis longtemps secoué les conventions de la peinture". Il est à noter que cette "petite danseuse" qui est un chef d'oeuvre universel de la sculpture impressionniste ne quitte pratiquement jamais sa vitrine du musée d'Orsay dont elle est l'un des emblèmes
Cette petite danseuse qui se pose, les pieds en compas, à la Piscine jusqu'au 16 janvier a même eu droit à un passage au JT de 13 heures de France 2 et les journalistes n'ont pas hésité à parler "d'événement de la rentrée!"

jeudi 16 septembre 2010

Une bien bonne idée de communication!


Alors que l'exposition Degas va s'ouvrir au public le 8 octobre prochain -elle provoque déja un formidable engouement- le musée La Piscine s'offre une campagne de communication plutôt réussie.
Dans le prestigieux bassin, une sculpture de femme nue porte sur le bras gauche une serviette de bain. Un clin d'oeil amusant une formule très réussie "Changez d'idée sur le musée".
C'est en tout cas une bien bonne idée...

lundi 6 septembre 2010

Les sept péchés capitaux: six femmes, un homme seulement!


"La Délivrance" de Pierre Roche voilà encore une oeuvre étrange présentée à La Piscine de Roubaix : dans une grande structure en bois, sont incrustés sept bas-reliefs en plomb et bronze, illustrant chacun un pêcher capital.
Chaque panneau est titré au nom du pêché qu’il illustre.
L’envie est une femme âgée, assise, se rongeant les doigts et prisonnière de volutes serpentines. L’avarice serre sur son torse le signe de son trésor. A genoux, la colère est une femme nue perdue au milieu des serpents qui sifflent autour de sa tête. La gourmandise apparaît comme le sommet de la composition, qui s’organise de façon très symétrique. La luxure répond à colère, nue et assise, regardant vers l’extérieur du cadre. L’orgueil est montré de face, prostré et compact comme l’avarice à laquelle il répond. La paresse présente le même esprit de complexité opulente que l’envie qui est son symétrique. Chacun des panneaux présente le monogramme R pris dans un cercle qui est la signature de l’artiste.
Au centre, un buste en plâtre patiné montre une femme avec des tresses réunies sous le menton et des mains coupées au poignet collées sur les oreilles. Sous cette tête figure l’inscription « Ne dire/ne voir/n’entendre pas le mal »
Six femmes pour illustrer les sept péchés capitaux, un homme seulement (l'orgueil) , juste une question de genre féminin ou masculin? La question est posée

samedi 4 septembre 2010

Regardez bien la main gauche de la jeune femme à la robe blanche!


Les visiteurs de La Piscine passent souvent devant ce tableau de grande taille sans forcément y prêter attention. Et pourtant c’est une œuvre bien curieuse du peintre Julius S. Stewart l’un des nombreux artistes américains qui se fixèrent en France.
La scène se passe dans une maison close où s’enlacent les couples et les courbes, l’ambiance est celle du pêché et de la perdition.
Dans la moitié gauche du tableau une jeune femme nous fait face, elle est vêtue d’une longue robe blanche. De la main droite elle tient un iris mauve. Mais regardez donc sa main gauche posée sur la table : elle n’a que quatre doigts ! Et derrière elle on devine une apparition d’un Christ en croix.
Cette jeune femme, une prostituée à l’heure de la Rédemption (le titre du tableau), arbore la robe blanche du sacrifice et de la virginité regagnée. L’iris qui se fane à ses pieds marque l’abandon de la volupté mais la main griffue est le signe d’une ultime tentation diabolique qui l’attacherait encore au monde perdu de la galanterie !
Qui sait, finalement, si, par la grâce divine, la jeune femme troquera demain sa riche tenue mondaine pour l’austère bure monacale…
Etonnant n’est-ce pas ?

mardi 24 août 2010

Le Portique magique...



L’une des œuvres les plus spectaculaires du musée est assurément le portique en grès cérame de la Manufacture de Sèvres. Il s’est intégré avec tant de naturel dans l’ambiance générale du lieu, que de nombreux visiteurs pensent qu’il faisait partie du décor d’origine de la piscine.
Cette audacieuse construction fut imaginée par Alexandre Sandier, alors directeur des travaux d’art à la Manufacture Nationale de Sèvres, pour le pavillon français à l’Exposition Internationale de Gand, en Belgique, en 1911. Elle est construite par un assemblage de modules, comme une sorte de jeu de construction. Si vous vous placez sur les marches derrière le portique et que vous regardez vers la pièce d’eau, dans les carrés ajourés qui sont au sommet de la construction, vous remarquerez une pièce ovoïde, marquée des lettres M et S enlacées. Ces initiales sont celles du monogramme de la Manufacture de Sèvres dans les ateliers de laquelle fut réalisée cette construction.
A l’issue de l’Exposition Internationale de Gand ce portique fut démonté et attribué au musée de Roubaix où il fut réinstallé au début des années 1920. Son démontage, sa restauration élément par élément, puis son installation à La Piscine par Sandrine et Benoît Coignard constitua l’un des plus importants chantiers liés au réaménagement du musée.
Ce portique est la pièce phare de la collection de céramique de Sèvres du musée. On peut le rapprocher de la colonne de la Fontaine des nymphes de la Seine modelé par Alfred Boucher pour l’Exposition Universelle de 1900 à Paris et qui se situe juste derrière le portique.
Photos Alain Leprince Musée La Piscine Roubaix

dimanche 15 août 2010

Une nouvelle selection du Groupe de Roubaix jusqu'au 12 septembre
















Dans les années suivant la seconde guerre mondiale les grands collectionneurs-mécènes roubaisiens ont su donner leurs chances à de jeunes artistes résolument modernistes. Ils étaient tous originaires de la région et même de l'agglomération roubaisienne et ont constitué un groupe informel qu'on baptisa, bien sûr, "Le Groupe de Roubaix"
Au gré d'achats, de dons, de donations le fonds du Groupe de Roubaix de La Piscine s'est singulièrement enrichi. Dans les projets d'agrandissement du musée (horizon 2013) les espaces de l'entrée de la piscine leur seront entièrement consacrés pour une présentation permanente
Cet été , Bruno Gaudichon propose une belle sélection autour de portraits et de paysages avec des oeuvres de Leroy, Dodeigne, Hémery, Van Hecke, Dodin, Roulland, Delporte...
A voir jusqu'au 12 septembre
Nos photos, de haut en bas "La liseuse" d'Eugène Leroy, "Paysage" d' Eugène Leroy, "Le parc Masurel" d'Arthur Van Hecke, "Sans titre" de Jacky Dodin, "Le juge" de Jean Roulland (don récent des Amis de La Piscine )

mercredi 11 août 2010

Pas un chat à la mi-août? Sauf à La Piscine ...











Certes le musée de Roubaix sera fermé le dimanche 15 août, jour férié. Mais l'adage "pas un chat à la mi-août" ne vaut pas pour la Piscine et pas seulement parce que son conservateur Bruno Gaudichon adore les chats au point même d'en héberger parfois et de les baptiser du nom d'expositions. On a eu droit ainsi, entre autres, à un "Cha(t)gall"!





Car des chats il n'en manque pas dans les oeuvres exposées au musée. A commencer par ce beau plâtre du grand sculpteur Rembrandt Bugatti "Chat mangeant dans son écuelle" (ci-dessus) ou encore ce noble "Chat sur un fauteuil", une huile de Théophile Alexandre Steinlen (en haut à droite).





Mais il y en a bien d'autres qu'on vous laisse découvrir dans l'une ou l'autre salle durant cette période de la mi-août...

mardi 3 août 2010

La Boutique, une place à part entière




Ce n'est rien de dire que la Boutique de La Piscine, installée dans la salle où se trouvaient précédemment les grandes cuves qui filtraient les eaux usées avant de les renvoyer vers le bassin (une piscine déjà écolo dans les années 30) que cette Boutique donc vit quasiment sa vie propre au sein du musée.
Confiée à la gestion du Roubaisien Thibault Catrice, elle n'a fait que croître et embellir ces dernières années. Il faut croire que la formule roubaisienne est la bonne d'ailleurs puisque Thibault Catrice vient de reprendre les boutiques du Palais des Beaux Arts de Lille et du LAM de Villeneuve d'Ascq!
On va à la Boutique de la Piscine indépendamment d'une éventuelle visite du musée, simplement parce qu'on est sûr d'y trouver des articles de qualité, beaux, originaux, à tous les prix et avec un accueil et des conseils avisés grâce notamment à Catherine.
Cette dernière nous confiait ces jours ci que l'exposition de dessins de Pierre Loti avait engendré une véritable ruée sur le rayon de livres et catalogues dédiés à l'explorateur et qu'on sera bientôt en rupture de stock.
Ce qui marche bien aussi ce sont les petits objets souvenirs pas chers: les petits nageurs articulés, les crayons, le cartes postales avec le récent et beau timbre de La Piscine, cartes des oeuvres exposées au musée, les oursons, etc. Mais il y a aussi une grosse demande sur les textiles: paréos, foulards, écharpes etc. Mais allez donc voir par vous-même